Je me demande si parler « des gens sans importance » de ma vie quotidiennement ne risque pas d’être difficile . Certes il y a dans ma jeune vie déjà pas mal de personnes qui ont comptées en le voulant ou non mais je vais quand même relever le défi. Tout en restant vague et précise sans trop en dire, je vais d’abord vous parler d’une personne qui a compté dans ma vie mais pour qui je ne compte pas plus qu’une autre. 

Pour ma part, j’ai sans doute cherché dans beaucoup d’hommes plus agés que moi une part de père parce que le mien ayant fauté il me manque au fond de moi ce regard d’homme mûre qui me dise à la fois, que je suis forte, qu’il croit en moi  et qu’il me fait confiance que je me sortirai de toutes les situations difficiles, il le sait, il le sent et n’en doute pas. Mon père, ça il n’a pas pu le faire, il n’a pas su; Pourquoi? Je ne sais pas si c’est simplement qu’il ne croyait pas en moi au départ ou simplement pour me décourager de certaines choses qu’il n’aurait pas lui même accompli comme si on ne pouvait pas aller plus loin que lui ou simplement aussi parce que j’étais sa fille et qu’une fille ne prends pas les rennes de sa vie, elle se fait guider par un homme, rentre dans le moule sans faire de remous, n’ a pas vraiment à prendre des décisions importantes et surtout pas seule. Alors j’ai cherché ailleurs ce qu’il ne m’a pas donné, je l’ai trouvé successivement dans d’autres hommes,  des hommes que je n’ai pas aimé d’amour mais de sentiments pourtant forts mêlés de respect, d’attention, de douceur, de force aussi mais dont je garde une infinie douceur surtout. Comme si le coeur se réchauffait d’un coup par un regard qui semble être celui d’un père pour sa fille ou du moins d’un regard que je présume ainsi. J’affabule beaucoup. Ce sont sans doute des êtres que j’aurais bien vu être mon père sans les connaître vraiment mais surtout ce sont des êtres qui m’ont soutenu dans ma vie de femme grâce à leur expérience de la vie, leur soutien sans mots de trop, sans affection trop marqué mais simplement aussi en étant là dans les épreuves sans juger, en m’aidant tout simplement.

Mais j’en ai déjà trop dit, je vous en parlerai mieux demain.