C’est difficile de ne pas commencer par la personne qui occupe mon existence, celui dont je partage la vie. Il n’est certe pas sans importance pour moi, il l’est sans doute pour d’autres mais il incarne si bien ces gens qui ne paie pas de mine mais qui vous apporte tant. Parce que finalement sa plus grande qualité c’est bien celle-ci, celle d’être là quand il le faut, quand je le demande ou que je ne le demande pas, quand il  prend successivement la place du père, de l’amant, du confident, du mari.

Il m’apporte de la confiance en moi quand je doute, il a d’ailleurs plus confiance en moi que moi-même. Il m’épaule dans les moments difficiles sans trop juger ni me condamner. Il calme mes souffrances même si elles sont démesurées ou incompréhensibles. Il me pousse à l’action quand je n’ose pas, il me met en avant parce que je ne sais pas le faire. Il m’écoute, me rassure, m’apaise. Ses bras sont le plus grand des châteaux forts. Son défaut est d’être là au quotidien parce que finalement on ne se rend pas forcément compte qu’il a pris tant de place et qu’il est si indispensable. Serais-je encore me réveiller dans autre chose que ses bras? On n’a pas de souvenir fugasse intense, on a qu’une succession d’épreuves et de joies partagées. Il me reste de la route à faire pour qu’il m’apprenne encore des choses. Il doit m’apprendre à devenir femme, maitresse, mère, épouse peut-être parce que je suis tant parcemé de doutes pour tout cela. Il ne sera pas seul à mépauler, je devrai déjà m’aider moi-même, la tache sera longue mais nous y parviendrons ensemble.